Fa’aite mai ia’u ite e’a…*
Iles du vent, îles sous le vent, Tuamotu :
La polynesie est composee de 118 iles éparpillees en 5 archipels…
Le choix est large car cette mutitude d’iles regorge de spots ,laissant libre champ a la decouverte de vagues tres peu frequentées ou meme jamais surfées.Seulement vous ne trouverez pas dans ces lignes la carte du trésor.A vous d’etablir le contact et de vous laisser guider, Le tout est que l’on vous montre le chemin de ces paradis a moins que vous ne le trouviez tout seul.
Photos Gecko - Texte Ibon Amatrian & gecko
Les debuts d’aventure se déroulent souvant de la meme facon
Un mardi d’hiver comme les autres à Olatu, en Pays Basque espagnol. Le téléphone sonne. Cette fois c’est Gecko, photographe français. Il organise un trip à Tahiti et veut savoir si j’en suis. Le coût du voyage est largement supérieur au contenu de mon compte en banque et c’est pourquoi, la mort dans l’âme, je lui réponds par la négative. Ce n’est pas possible ! Miguel Azpiroz, le boss de Pukas, est avec moi, et je lui résume ma conversation téléphonique. Aussitôt , il décide de m’aider pour le billet et me pousse à proposer le projet à Quiksilver et Reef.
Les e-mails ont cela de pratique qu’ils évitent de fastidieuses conversations téléphoniques. Au bout de deux jours, les réponses des sponsors tombent, et sont positives. Je file le jour même à l’agence de voyage pour un billet Bilbao-Paris-Papetee. Je rejoins Gecko et Xavier Leroy à Paris, avant d’entamer 23 heures d’avion, avec escale à L.A, où tout le monde est suspecté de terrorisme, jusqu’à preuve du contraire. Sitot dans l’avion l’ambiance change car l’odeur des fleurs de tyaree ramene vite notre esprit au but de notre voyage.
Àrrive en soiree a Papetee, Kevin Johnson nous attend pour nous offrir l’hospitalité polynésienne.apres avoir quitte l’hiver francais,quel bonheur de se plonger dans la moiteur du climat tropical.
Au réveil nous nous laissons enchanter par la vue qui s’offre a nos yeux.nous sommes sur une hauteur surplombant un lagon emeraude., enchanteur comme il se doit, Kevin est pendu au téléphone pour s’assurer que les vagues sont bonnes. Après analyse et recoupements des témoignages des quatre coins de l’archipel, il aparait que les meilleures vagues cassent aujourd’hui sur un autre île. Du coup,branle bas de combat ,embarquement dans la voiture puis le ferry avec toute l’équipe et le materiel.
A notre arrivée nous ne pouvions nous empecher de penser aux premiers navigateurs venu d’europe car l’ile qui s’offrait a nos yeux etait si belle,une sorte de jardin d’edene, Heinui, ami de Kevin, et excellent surfer, nous attend et nous charge dans le « pick up » brad !!, il posséde un « fare » au bord du lagon .kevin y a laissé son bateau sur lequel nous embarquons pour faire le tour de l’île afin de repérer les meilleurs spots du jour. L’île vue de la mer semble encore plus belle, si cela est possible.
INTER
Aujourdhui la houle est petite,la meteo nous avait prevenue,mais les previsions etaient tres optimistes.
Nous jetons l’ancre sur une gauche qui a plutôt bonne mine. Assez raide au pic, plutôt joueuse sur la fin. Les vagues n’atteignent pas le mètre cinquante, mais le reef est à fleur d’eau. Sur certaines, on se demande si la dérive ne va pas accrocher. Une chute à cet endroit et c’est la fin du trip. Il faut bien choisir et ne pas tomber. J’ai bien choisi et je suis tombé. La hanche et la clavicule ont touché le reef en même temps, en un coup sec qui ne m’a pas vraiment blessé, mais qui s’est ensuite avéré douloureux pendant cinq jours.Ici les sessions sont rytmees sur le soleil car c’est l’été et on essaye d’eviter le milieu de journee car il est souvant dur pour les surfers mais aussi pour les photos .trois heures avant le couchant, nous retournons surfer une droite amusante, cependant les premieres blessures se rappelent à notre souvenir, j’ai de fait, tenu compagnie au photographe.
Le soir, repas dans une « roulotte »à l’excellent poisson cru. Le lendemain, après une nouvelle session sur la gauche, c’est le retour à Tahiti. Une entrée de sud est prévue pour le lendemain ce qui signifie que Teahupoo peut marcher. Pendant que nous regardons l’évolution de cette dépresion sur le net, Kevin nous montre des photos de lui à Teahupoo. Le simple fait de les regarder glace le sang et je dois avouer que cette nuit-là, j’aurais du mal à trouver le sommeil.
Le lendemain nous sommes sur le chemin de Teahupoo,nous prenons sur notre passage un ami de gecko, « evaina tuata »,surfeur tahitien,qui a résidé sur hossegor pendant 6 ans ou il fut une vaillant acteur du circuit surf europeen. Nous voilà enfin arrive ;nous mettons vite le bateau a l’eau car nous sommes tres impatients de découvrir « la bete »
après avoir vaincu le trac qu’inspire le lieu, ce fut finalement amusant. Ce n’était pas gros, relativement prenable. Un enchaînement de tubes pour nous tous seuls jusqu’en fin d’après midi, où les locaux
nous rejoignirent. L’eau à 28°C, le soleil, glassy, de bons tubes, 10 personnes dans l’eau. Qui aurait pu ne pas être content ?le soir meme visionnage des premieres photos ;l’annonce d’un nouveau gros swell de nord attise le feu.
Nous retournâmes à Teahupoo le lendemain, l’après midi, avec le bateau nous trouvâmes une autre gauche, dans le secteur. Avec un vent de côté la vague est malgrés tout pas mal. Au bout d’un moment deux bateau remplis de locaux arrivèrent, il n’y avait plus de vagues libres, et nous partîmes.
Les jours suivant, il n’y eut pas de vagues et Kevin nous emmena faire de la montagne, plus de 3000 mètres avec une végétation hallucinante, des cascades de plus de 100 mètres. Une partie du chemin nous suivîmes le cour de la rivière, à certains endroit de petites cascades de trois mètres. Kevin ouvrit la marche des sauts, se laissant mener par le courrant, testant la profondeur afin que tous nous puissions le suivre. A partir de ce moment je me suis fait une idée du genre de personne qu’était Kevin, un trompe la mort !
A trois ans il avait fait la « Une » dans plusieurs journaux,car il plongeait au coté de son père et d’un requin tigre de 4m.il faut dire que ce derniere etait mort et que son pere travaillait a les étudier. Kevin vécu plus de 5 ans avec ses parents sur un bateau ,dans un lagon S on pére publia un livre sur les requins ; plongeant avec eux afin d’observer leur comportement, de nuit, dans l’archipel tahitien, en compagnie de sa femme. Pas étonnant finalement, que Kevin soit devenu un dessurfeurs tahitien les plus engagé.
Une houle de nord etait sur le point de rentrer après être passée à Hawaii,donnant lieu a de tres belles conditions sur waimea et jaws, elle atteignait Tahiti peut être moins puissante, mais sûrement de meilleure qualité. Notre idée était de nous rendre sur un point d’un autre l’archipel, où la houle frapperait de plein fouet. Nous finalisions l’affaire lorsque nous nous rendîmes compte qu’une autre expédition menéé par un « crew « tahitien se rendait au même endroit sur ce meme swell.cela nous poussa finalement à modifier légèrement notre routing.nous prendrions le gros du swell sur l’ile de notre ami henuii
Car il nous a parle d’une vague parfaite qui marche rarement mais qui est, a ses dires ,parfaite.nous prendrions l’avion le lendemain pour une ile d’un autre archipel ;juste a cote d’ailleur de l’ile que nous avions precedement choisie,comme quoi il y a l’embara du choix.
Je ne sais pas si l’autre expédition eut de bonnes vagues, je crois que oui ; pour ma part ce fût l’une des meilleures sessions de ma vie, uniquement comparable avec les meilleures session de Mundaka. Cinq heures de tubes enchaînés, soleil, pas de vent et quatre gars à l’eau. Incroyable, que des tubes, du pur surf. Il y eu d’autres sessions toutes bonnes, mais aucunes de comparables.
Le voyage continue, de retour à Tahiti, la maman de Kevin nous attend avec un très bon dîner mexicain suivi d’un repos bien mérité. Le lendemain , direction » koh lanta » !!!:nous avons fait des courses la veille car nous sommes parti pour vivre 5 jours en autarcie totale sur un » motu » ;il faut tout prevoir ,nourriture ,pharmacie mais surtout du repulsif anti moustique puissant car on nous a prevenu d’un enemi sans pitie : »les nonos » ,petits noustique minuscules qui vous mordent et provoquent de violentes démangeaisons .nous atterissons sur un atoll de la taille du pays basque où de petites îles rangées en cercle,entourent un grand lagon turquoise qui communique avec l’océan par les passes qui séparent les îlots.nous le traversons en bateau pour finir sur un motu situé a l’oppose.une fois débarqué,nous sommes coupes du monde,bien que certains télephones captent encore.
Seul quelques pécheurs vivent ici.Equipés de tentes, de fusils de chasse sous-marine, et d’une grille, nous voilà partis pour poser le camp. En chemin nous rencontrons deux surfers originaires de méditérranee,amis de gecko et kevin.nous nous installons avec eux .cela fait deja deux semaines qu’ils sont là et sont tres heureux de nous voir arriver avec de la nourriture « fraiche ».ils etaient trois mais l’un deux a deja été elimine de « ko-lanta ».Ils nous parlent d’une gauche très dangereuse, et d’une droite ou l’on peux tout faire,situé dans la passe qui est a 150 metres de là.pour atteindre la gauche il faut traverser la passe qu’empruntent de tres gros requins ; « welcom into the food chain…. !!!!!! »A notre arrivée les deux cotes de la passe fonctionnent. La droite ressemblait un peu à La Santa en mieux, la gauche ressemblait à El Quemao , avec une « riviere » qui s’ecoule entre les deux car la veuille les vagues faisaient 4m et ont rempli le lagon qui se vide toujours tres fortement.Suite à toutes ces considérations et ne voyant personne sur la gauche, je décidais de partir sur la droite, chemin faisant l’appel du tube fut le plus fort, je me dirigeais sur la gauche pensant prendre deux ou trois vagues. J’avais un peu peur des requins, cependant chacun de mes tubes éloignaient un peu plus cette peur, et je restais là toute l’après-midi. Il y avait des bouées qui me permettaient de me repérer au pic. J’ignorais qu’elles servaient au bateau qui transportent les plongeurs qui viennent barboter avec les requins. Ma planche avait cassé trois jours plus tôt, et j’avais peur de recommencer, ce qui ne manqua pas après que deux séries ne m’aient houspillées.les autres etaient rester sur la droite,enchainant manœuvres et tubes sur une vague tres « fun » qui permit a gecko de sortir son « cameraboard » ;procede photo embarque sur la board qui ressemble plus a « D2R2 » QU’A UN APPAREIL PHOTO .
Fin de la session et retour au camp ou une agreable surprise nous attend :hira terinatoofa et alain riou qui etaient parti sur l’atoll voisin avec l’equipe polynésienne nous ont rejoint.premier feu de camp.nous nous restaurons,rejouit De la petite brise qui nous épargne des « nonos ».la nuit a ete tres bonne ,sauf pour gecko et alain qui se réveillerent en sursaut croyant avoir un « cent pieds » dans leur tente.
Le lendemain mer plus calme ,je retournais sur la gauche avec Xavier Leroy, plus à l’aise car accompagné, une autre bonne session pleine de tubes.les vagues sont cristalines et l’on peux voir les poissons jouer dedans,ou vous froller les pieds au pic. Apres la session,kevin alla chasser et ramena 4 grosses pieces en 1 heure.nous nous liâmes d’amitié avec « Maca » un pécheur dont le travail était de surveiller les parcs de poissons. Parc dans lesquel les poissons rentrent mais ne savent pas sortir, où des requins tigre de quatre mètres se font parfois enfermer .avant de ramasser les poissons dans une nasse, Maca se jette dans le park et sort de nombreux requins avec une grosse pique en metal .Beaucoup d’histoires de pécheurs et de requins circulent, une des dernières, raconte comment un pécheur qui remontait un poisson napoléon au bout de son harpon, vit sa prise happée par un requin marteau plus grand que sa barque. Le requin chargeant une seconde fois, le pécheur harponna le crane du requin, celui-ci cassa la hampe, et s’en fût avec le crane ferré. Quelques jours plus tard, le requin était aperçu par un surfer fiché de sa flèche, devenu une célébrité locale, la bestiole est connue sous le sobriquet de « requin piercing ».le commandant cousteau a passé du temps ici et selon lui il n’avait jamais vu d’endroit ou la vie sous marine etait aussi développée.
Le soir meme nous apreciame la peche de kevin que l’on fit cuire sur du corail comme le font les polynesiens.le dernier jour sur le motu perdu se deroula sans vague et sous une pluie digne d’une pub tahiti douche,maka et son patron hearii nous ont dons invite dans leur maison pour un dernier repas et pour vider la caisse de hinano commandée la veille au village.
Sur le vol du retour nous faisons un stop sur un autres atoll afin de visiter une ferme perliere sur invitation des « perles de tahiti ». elles sont unes des grandes renomée de la polynésie dans le monde.
De retour à papeete ,la tete pleine de vagues parfaites et de clichés de cartes postales,nous sommes heureux de retrouver un lit, une douche, et un repas chaud, après cinq jours de camping.
le shoping et les valises nous attendaient pour notre derniere journée sur tahiti
Fin du trip dans un boing 747, pour retrouver les 0°c de la côte du golf de gascogne ou reigne l’hiver le plus froid depuis 15 ans…….
Merci à Miguel Azpiroz sans qui je n’aurais pas pu faire ce voyage, à Quiksilver et Reef, à la famille Johnson qui nous a si gentiment accueilli mais surtout aux polynésiens eux meme pour leur art de vivre
Et leur acceuil.
Ibon Amatriain/gecko