Mon idée du pays était une mer assez flatte, où les bonnes sessions se comptent sur les doigts de la main, mais quelques échos de spots bien démentiels.
Et rien de telle qu’un trip pour se faire une idée réél.
Les prévisions d’un swell venant du fond de la baie méditerranéenne, une houle longue qui voyage depuis Gibraltar, et forci depuis des miles ; synchronisation, on y va !
C’est l’excitation, partir où?
Dormir où?
Rencontrer qui?
Manger quoi?
S’attendre à quoi?
Peu importe, l’important est d’être au bon endroit au bon moment, et d’y être entièrement.
On the road again !
C’est parti pour tenter une connexion avec l’océan mais choc news et Hawaii nous ramène à une réalité tant redoutée.
Etrange, pour toi l’instant est joyeux et au même moment il tue,
Et malik nous quitte.
Un frère Noé rejoint l’éternité et rappel que tous nos rêves sont à réaliser ! LÖVË
Samedi matin, après une courte nuit de rêves agités, un sms bienfaiteur magnétise notre boussole direction sud et la plage des …….. (Pëäcë Tönïô).
Et là, voilà, c’est ça !
Vision qui dit beaucoup, luz, olas y sonrisas : blue bird Day !
ou ja sav
Face à la falaise, une gauche régale les surfeurs, les body, les locaux, les étrangers, les débutants, les confirmés, les spectateurs et les passionnés.
Des sets rentrent, à l’eau ça surfent, tout le monde prend des vagues, sifflements d’heureux depuis le haut ; une belle arène Nätürël où chacun partage son bonheur.!
Depuis l’eau, vue différente: c’est plus rond, un poil carré, et un peu plus grand.
Le courant dans la vague, les vagues peu espacées et la proximité des blocs font gonfler la zone du take-off en un triangle qui s’avère creux sur certaine. Suit une tit’ section tendue où l’on peut de temps en temps s’y nicher (surtout le « chë »), le phare rouge d’en face en perspective de l’intérieur. Ïrïe!!
Des locaux bien amicaux qui apprécient partager. Rëspëct !!
La marée ne change quasiment rien au déferlement, et le paysage s’imprègne de toutes les lumières du jour. Mägïk!!
Le charme made in Med, rare et précieux
Un vrai cadeau hexagonal!!!
Ma petite idée :
Tout vient à point qui sait attendre, sagesse de Mars.
Graziano Lai
“Ichnusa est le Hawaii de la Méditerranée“
À 49 ans, Graziano Lai, vice-président de la fédération italienne, savoure sa retraite professionnelle sur son île d’Ichnusa, où il surfe et ramène du matos pour les locaux depuis les années 80.
Comment décrirais-tu le surf italien ?
Il n’en est qu’à ses débuts, avec seulement 20 ans d’histoire. À l’époque, le monde du surf ne croyait pas qu’il y avait des vagues en Méditerranée. Ils nous prenaient pour des fous. Ça arrive encore.
Que penses-tu de la venue de surfers étrangers sur cette île ?
Ichnusa est le Hawaii de la Méd pour beaucoup d’Italiens. Tous les surfeurs y sont les bienvenus. Je suis contre le localisme. Le surf représente beaucoup d’autres choses comme le voyage, les échanges, le partage de connaissances, l’amour de la mer.
Niveau du surf en Italie ?
Niveau basique car pas de modèle à suivre. Il n’y a pas assez de compétition pour repousser ses limites. Deux surfers évoluent à haut-niveau : Frédérico Pilurzu et Nicolas Bresciani.
L’avenir du surf en Italie ?
Il y aura toujours plus de monde. Cela dépendra des projets de la Fédé. Il y a un besoin de stimuler les troupes, de créer une dynamique tout en restant « soul ». Une progression technique est nécessaire et plus de compétitions apporteraient une meilleure visibilité au sport.
Tes spots favoris ?
Lagune et Sa Mesa en Sardaigne.
Le Pays Basque, un grand choix de vagues, le style de vie, l’ambiance.
Comment organises-tu tes journées ?
Petit-déjeuner, contrôle des prévisions FNOC. Il y a des vagues, je trace. Autrement, vie d’un retraité : repas entre amis, je joue de la guitare, je reste beaucoup de temps avec ma compagne.
Combien de surf par jour ? par an ?
Environ trois sessions dans une journée. J’arrête quand mes bras deviennent des spaghettis. Je surfe 150 jours/an et l’avantage c’est qu’il n’y a pas de marées. Les spots changent très peu de physionomie.
Ton style de planche ?
J’ai fait 13 ans de shortboard dont quelques compétitions nationales et internationales. Je pratique le longboard depuis 10 ans maintenant sur des shapes modernes pour garder un peu de radicalité.
Ta vision du surf ?
Culture, philosophie, amour de la mer et amitié.